Toi aussi ne sois plus tout seul avec ta stomie !

Auteur/autrice : STOMALOR

  • Tout comprendre sur la chambre implantable

    Tout comprendre sur la chambre implantable

    La pose d’une chambre implantable est une étape qui inquiète souvent les patients car elle est intimement associée au début des traitements lourds. Pourtant, ce dispositif médical est avant tout un allié de taille conçu pour améliorer le confort et sécuriser la prise en charge tout au long du parcours de soins. Pour Stomal’Or, Romain, chirurgien digestif et viscéral, nous explique concrètement le rôle, l’installation et le suivi de ce dispositif que l’on appelle aussi PAC ou « port-a-cath » ou encore CIP.

     

    Qu’est-ce que le PAC et à quoi sert-il ?

    Une chambre implantable est un petit boîtier placé sous la peau, le plus souvent sous la clavicule et relié par un fin tuyau souple (un cathéter) à une grosse veine. Il s’agit d’un accès veineux permanent et discret. Tant qu’il n’est pas utilisé, le dispositif dort sous la peau. On le « réveille » à chaque besoin en piquant directement à travers la peau, dans le boîtier, pour y brancher une perfusion.

    On propose généralement le PAC lorsque le protocole de soins demande des perfusions répétées sur plusieurs mois, comme c’est le cas pour certaines chimiothérapies. Comme le souligne Romain : « Ces traitements peuvent en effet abîmer les petites veines des bras si on les y injecte directement. » Le boîtier protège ainsi le capital veineux du patient, évite les piqûres répétées et douloureuses, sécurise l’administration des molécules et permet également de réaliser les prises de sang.

     

    Une intervention rapide en ambulatoire

    La pose d’une chambre implantable n’est pas une intervention lourde. C’est un geste court qui se déroule le plus souvent en ambulatoire, permettant au patient de rentrer chez lui le jour même. « L’intervention dure en général une trentaine de minutes et s’effectue sous anesthésie locale », précise le chirurgien, « elle est parfois accompagnée d’une légère sédation pour maximiser le confort et détendre le patient. » Durant le geste, le chirurgien repère la veine à l’échographe et vérifie le bon positionnement du cathéter par un contrôle radiologique immédiat. Le patient repart simplement avec un petit pansement et quelques consignes.

    L’emplacement précis, situé généralement sous la clavicule droite, est soigneusement choisi par le médecin. Il prend en compte le quotidien et les habitudes de vie du patient, comme le port d’un sac, la conduite automobile ou la position de sommeil, afin que le boîtier soit le plus fonctionnel, discret et confortable possible.

     

    Suivi, entretien et retrait : Mode d’emploi

    Après la pose, la surveillance médicale porte principalement sur deux points : l’apparition d’un hématome, qui reste souvent bénin et surtout la vigilance face à une éventuelle infection. En cas de douleur inhabituelle, de gonflement ou de rougeur, il est nécessaire de consulter rapidement.

    Une fois les traitements terminés, la chambre implantable n’est pas retirée immédiatement. On la laisse souvent en place pendant un certain temps car elle reste utile pour la surveillance rapprochée, pour une éventuelle reprise de traitement, ou simplement pour ne pas imposer un geste chirurgical supplémentaire tant que la situation médicale n’est pas totalement stabilisée. Lorsqu’il n’est pas utilisé, le PAC s’entretient très facilement par un simple rinçage périodique réalisé par une infirmière.

    Quand le retrait est enfin acté, le geste est lui aussi simple, rapide et réalisé sous anesthésie locale en ambulatoire. Le chirurgien rouvre la petite cicatrice initiale pour retirer le boîtier et son cathéter. « Pour beaucoup de patients, cette dernière étape est hautement symbolique », confie Romain, « car elle marque la fin définitive des traitements. »

     

    Le mot du chirurgien

    « La pose d’un PAC est un repère temporel difficile car elle intervient au tout début de la maladie. Pourtant, il faut la voir comme un allié de confort et non comme un mauvais signe. Elle rend les soins plus simples, plus sûrs et indolores. Une fois la cicatrisation terminée, le dispositif se fait oublier au quotidien : on peut se doucher, bouger et reprendre normalement ses activités. Si une rougeur, une gêne ou une douleur vous interroge, parlez-en sans attendre à votre équipe soignante.

    Ce dispositif est là pour vous faciliter la vie, pas pour la compliquer. »

     

    Merci à Romain, chirurgien digestif et viscéral, pour ses précieuses informations et ses conseils rassurants pour les patients.

  • Parcours en cancérologie digestive

    Parcours en cancérologie digestive

    Le jour de l’annonce d’un cancer ou de la nécessité d’une lourde intervention digestive est un moment d’une immense intensité émotionnelle. Face au chirurgien, le patient reçoit une masse d’informations complexes alors même que son esprit doit digérer la nouvelle. Pour Stomal’Or, Romain, chirurgien digestif et viscéral, décrypte avec transparence et humanité les grandes étapes de ce parcours, de la première consultation au suivi à long terme, en passant par les réalités du bloc opératoire.

     

    L’annonce et la décision collective

    Le premier rôle du chirurgien lors de la consultation d’annonce n’est pas seulement technique ; il s’agit avant tout d’installer un espace d’écoute.

    « Il est parfaitement normal de ne retenir qu’une faible part de ce qui se dit ce jour-là. C’est pourquoi un deuxième temps d’échange est toujours proposé. »

    Il encourage vivement les patients à revenir, idéalement accompagnés d’un proche, pour poser toutes les questions nécessaires sans l’ombre d’un tabou. Si la pose d’une stomie est envisagée, le sujet est abordé tôt.

    « Une stomie expliquée à l’avance est toujours mieux vécue qu’une stomie subie dans l’urgence », insiste-t-il.

    Contrairement à ce que l’on pourrait redouter, aucune décision ne se prend seule ni dans la précipitation. La stratégie thérapeutique est systématiquement arbitrée lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Autour de la table, chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes discutent ensemble chaque dossier.

     « Cette décision collective se base sur les dernières données de la science », explique Romain, « elle dépend du type de tumeur, de sa localisation et de son stade. C’est toute une équipe qui coordonne ensuite l’ensemble du parcours. »

     

    Du bloc opératoire au retour à domicile

    Au bloc opératoire, le patient est entouré d’une équipe complète unissant le chirurgien, l’anesthésiste, l’infirmière de bloc et l’aide opératoire. Pour une intervention sur le côlon par cœlioscopie (petites incisions et caméra), la durée varie d’une à plusieurs heures. Le chirurgien utilise des outils d’imagerie modernes pour vérifier la parfaite vascularisation des tissus avant de réaliser la suture, une étape clé car la qualité de cette attache conditionne une grande partie des suites opératoires.

    Lorsque la création d’une stomie s’avère nécessaire, son emplacement n’est jamais laissé au hasard. Un repérage est effectué avant l’opération, si possible avec une infirmière stomathérapeute. Le patient est examiné en position assise, debout et allongée afin de situer la stomie sur une zone plane, visible et facile à atteindre au quotidien, bien à distance des plis de la peau, du nombril ou de la ligne de la ceinture.

    De retour en chambre, la pratique médicale actuelle s’inscrit dans une démarche de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC), qui consiste à remettre le patient debout et à le réalimenter très tôt afin d’accélérer la guérison. Pour autoriser le retour à domicile, le chirurgien attend des signaux clairs :

    • Une douleur bien contrôlée par des médicaments oraux.
    • La reprise du transit gazeux.
    • Une alimentation qui s’assimile bien.
    • L’absence de fièvre.
    • En cas de stomie, la certitude que le patient (ou un proche) se sent en confiance pour la gérer de manière autonome.

     

    Le suivi et la surveillance sur 5 ans

    La consultation post-opératoire intervient généralement trois à quatre semaines après la sortie pour vérifier la bonne cicatrisation et analyser les tissus au microscope. Même si l’oncologue prend le relais pour coordonner les éventuels traitements complémentaires, le chirurgien reste présent. Si la stomie a été réalisée à titre temporaire, sa fermeture (rétablissement de la continuité) est envisagée après quelques mois, une fois que l’état général du patient est stabilisé.

    La surveillance médicale se poursuit ensuite de manière rapprochée pendant cinq ans, la période durant laquelle le risque de récidive est le plus important. Les contrôles sont fréquents durant les trois premières années avant de s’espacer progressivement.

    « Ce suivi repose essentiellement sur des examens cliniques, des bilans sanguins, des imageries (scanner ou échographie) de l’abdomen et des poumons, ainsi que des coloscopies. L’objectif est de réaliser les bons contrôles au moment opportun. »

     

    Le mot du chirurgien

    « Mon message fondamental est de ne jamais rester seul face à la maladie. La force d’une prise en charge repose sur l’écosystème de soignants qui gravite autour de vous. La stomie ne doit pas être perçue comme un échec mais comme un outil thérapeutique efficace qui participe directement à la stratégie de guérison. »

    Avec ou sans stomie, de nombreux patients reprennent une vie active, voyagent et font du sport. Enfin, l’anticipation reste la meilleure arme : l’apparition d’un saignement, une modification inexpliquée du transit, une fatigue intense ou une perte de poids doivent pousser à consulter rapidement car un diagnostic précoce garantit toujours de meilleures chances de traitement. 

     

    Merci à Romain, chirurgien digestif et viscéral, pour ses précieuses informations et ses conseils rassurants pour les patients.

     

  • Pourquoi votre bouche est une priorité ?

    Pourquoi votre bouche est une priorité ?

    On n’y pense pas forcément mais un bilan bucco-dentaire est systématiquement demandé avant de démarrer une chimiothérapie ou une lourde chirurgie. Sandrine, chirurgien-dentiste nous explique l’importance cruciale de ce rendez-vous, entre prévention des risques d’infection et astuces pour soulager les effets secondaires au quotidien.

     

    L’objectif du bilan

    La chimiothérapie ou une chirurgie lourde entraînent une fragilité immunitaire temporaire. L’objectif est d’identifier et de soigner en amont tous les foyers infectieux potentiels pour éviter qu’ils ne se transforment en urgence douloureuse quand le corps est affaibli.

    Ce rendez-vous permet aussi d’expliquer les effets secondaires possibles et de donner les bons réflexes dès le premier jour.

     

    Le risque infectieux

    Pendant les traitements, le patient passe par une phase d’aplasie (une chute sévère des globules blancs, les cellules qui découlent de la moelle osseuse et défendent notre corps). À ce moment précis, une simple carie ou une petite infection de la gencive ignorée peut s’enflammer et évoluer très rapidement.

    Le danger : de fortes douleurs ou une propagation de l’infection dans l’organisme, ce qui pourrait contraindre l’équipe médicale à interrompre temporairement les traitements.

    Anticiper, c’est protéger la continuité de vos soins.

     

    Travaux en cours

    La priorité absolue reste le traitement de la maladie :

    • L’urgent : Tout ce qui élimine un risque infectieux immédiat (carie, extraction) est réalisé avant le début des traitements.
    • Ce qui attend : Les chantiers à long terme (implants, bagues, prothèses) sont impérativement mis en pause.

    L’objectif est de ne pas surcharger l’organisme et d’éviter un stress inutile.

     

    Soulager les effets secondaires

    Quand la bouche devient sensible, il faut maintenir une hygiène stricte mais avec une immense douceur :

    • Le matériel : Une brosse à dents ultra-souple et un dentifrice doux, non mentholé.
    • Le soin : Des bains de bouche au bicarbonate pour réguler l’acidité et calmer l’inflammation.
    • L’assiette : Éviter le piquant, le très salé et l’acide (agrumes, vinaigre).
    • Bouche sèche : Des substituts salivaires en spray ou en gel permettent de retrouver du confort pour manger et parler.
     

    Le message clé à retenir

    Consulter son dentiste dès l’annonce de la maladie fait partie intégrante du parcours de guérison. Anticiper, c’est s’offrir la chance de prévenir plutôt que de subir pour aborder la suite sereinement.

    Prendre soin de sa bouche, c’est aussi prendre soin de ses forces !

     

    Merci à Sandrine de mettre ainsi en lumière ce maillon essentiel du parcours de soins, avec des clés concrètes pour la sécurité et le confort des patients.

  • Bien plus qu’une pharmacie de quartier

    Bien plus qu’une pharmacie de quartier

    Lorsque l’on rentre chez soi après une lourde opération, la pharmacie du coin de la rue est souvent la toute première étape. Ce carrefour de quartier joue un rôle crucial, parfois invisible, pour sécuriser le retour à la maison. Pour Stomal’Or, Marie et Mélanie, deux pharmaciennes complices, nous ouvrent leurs portes. Elles nous racontent comment elles se démènent au quotidien pour qu’aucun patient ne se retrouve sans solution.

     

    L’avant-chirurgie

    En ville, le pharmacien est souvent le professionnel de santé le plus proche et le plus régulièrement vu par le patient avant son hospitalisation, surtout pour les plus âgés. C’est le moment idéal pour poser les bases de l’après, rassurer et anticiper la logistique, même si le manque de communication des hôpitaux complique parfois la tâche.

    « Nous leur parlons de la livraison des médicaments à domicile s’ils ne peuvent pas se déplacer. Il est compliqué d’anticiper les changements de traitement car nous ne sommes prévenus qu’à la réception de l’ordonnance de sortie. »

     

    Le retour à la maison

    Le jour de la sortie, le patient se présente souvent au comptoir fatigué, avec une ordonnance post-opératoire complexe. Sans aucune alerte préalable des services hospitaliers, l’équipe de la pharmacie doit faire preuve d’une réactivité absolue pour fournir les traitements et le matériel sans imposer de charge logistique au patient.

    « Nous nous organisons afin d’obtenir les médicaments ou les dispositifs médicaux le plus rapidement possible, nous nous déplaçons directement au grossiste répartiteur si besoin immédiat. Nous prévenons et nous nous accordons souvent avec l’infirmier libéral pour le choix et la délivrance des dispositifs médicaux ou pansements, si mal précisés sur l’ordonnance. »

     

    Le réseau de soins

    Face au manque de lien direct qui existe parfois entre les spécialistes de l’hôpital et la médecine de ville, la pharmacie se transforme en véritable tour de contrôle. Marie et Mélanie s’appuient sur un réseau local ultra-soudé pour veiller à la bonne coordination des soins à domicile.

    « Nous sommes en contact étroit avec les infirmiers du quartier que nous voyons presque quotidiennement, nous échangeons beaucoup avec les différents cabinets pour l’optimisation de la prise en charge du patient. Nous avons moins de contact avec le médecin traitant, sauf si interactions médicamenteuses avec le traitement habituel. »

     

    Au-delà de la boîte

    Le rôle du pharmacien a profondément évolué. Aujourd’hui, pousser la porte d’une pharmacie, c’est chercher bien plus qu’une simple ordonnance. Au-delà des médicaments, les rayons de parapharmacie et de soins complémentaires prennent ici tout leur sens. Ils deviennent une source essentielle de confort et de réconfort (crèmes dermo-apaisantes, compléments nutritionnels, soins de bien-être) pour chouchouter un corps malmené par la maladie. C’est aussi trouver une oreille attentive pour décoder ses angoisses de retour au domicile.

    « Nous sommes des professionnels de santé accessibles gratuitement et sans rendez-vous sur une grande plage horaire. Nous sommes en première ligne pour les premiers conseils, l’aiguillage des patients. »

     

    Un message de confiance

    Pour conclure, Marie et Mélanie tiennent à envoyer un signal fort à tous les patients qui traversent l’épreuve de la maladie et qui passent le pas de leur porte. Une promesse rassurante qui résume tout leur engagement de soignantes de proximité.

    « Nous trouverons toujours une solution à la problématique de nos patients ! Nous ne les laissons jamais sans solutions ! »

     

    Merci à Marie et Mélanie, pharmaciennes, pour leur dynamisme, leur dévouement et leur rôle indispensable au cœur de nos quartiers.

     

  • Colobox : Le régime sans résidus simplifié

    Colobox : Le régime sans résidus simplifié

    Le régime sans résidus est souvent synonyme de stress, de menus blancs et de courses complexes. Pour lever cette charge mentale, deux professionnelles de santé, Muriel (gastro-entérologue) et Nadia (infirmière anesthésiste), ont créé Colobox : un kit complet de 3 repas savoureux (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) livrés directement à domicile.

     

    La bonne nouvelle : Pour préparer sa coloscopie, 1 seul jour de régime suffit !

    Une étude médicale menée dans 6 centres français a évalué cette méthode, avec des conclusions très rassurantes pour les patients :

    • Aussi efficace qu’un régime classique : La formule Colobox garantit une qualité de préparation médicale parfaite pour le jour J.
    • Le régime court est plus performant : L’étude prouve qu’un seul jour de régime sans résidu (la veille de l’examen) est plus efficace qu’un régime prolongé de 2 à 5 jours.

    Le saviez-vous ? Ces résultats sont pleinement conformes aux recommandations des sociétés savantes, qui conseillent aujourd’hui un régime sans résidus de 24 heures seulement avant une coloscopie.

     

    Dans quels cas l’utiliser ?

    Les menus ont été validés pour répondre à plusieurs situations clés :

    • Préparation aux examens : Pour aborder sa coloscopie ou son coloscanner avec sérénité.
    • Mise au repos de l’intestin : Pour calmer le jeu lors d’une poussée inflammatoire (MICI).
    • Régulation d’une stomie : Un coup de pouce pratique pour aider à stabiliser et épaissir le débit des selles.

     

    Le conseil Stomal’Or : Parlez-en à votre praticien

    Chaque spécialiste et chaque établissement de soins possède ses propres habitudes de prescription et ses protocoles spécifiques. Si la formule Colobox offre une alternative clé en main pour simplifier la logistique, il est indispensable d’en parler en amont avec votre gastro-entérologue ou l’équipe soignante qui programme votre examen.

    Présenter cette solution à votre médecin permettra de valider ensemble sa compatibilité avec votre suivi personnalisé et de vous assurer que le protocole correspond parfaitement à ses attentes pour le jour J.

     

    Pour découvrir les menus, rendez-vous directement sur le site officiel de Colobox.

  • Stomapote : Du sur-mesure pour le quotidien

    Stomapote : Du sur-mesure pour le quotidien

    Retrouver la liberté de mouvement, l’assurance dans les gestes de tous les jours et le plaisir de s’habiller sans contrainte : c’est le défi de nombreux patients porteurs d’une stomie. Face à ce handicap caché, Nathalie Salvi, elle-même stomisée depuis 2018, a choisi de transformer son parcours de résilience en un projet solidaire.

    C’est ainsi qu’est née Stomapote, une aventure entrepreneuriale et humaine portée par un duo de choc. Au-delà de la maladie, Nathalie et sa compagne Catherine ont su unir leurs forces pour imaginer une ceinture de maintien unique, entièrement pensée pour sécuriser et colorer le quotidien des adultes et des enfants.

     

    L’artisanat du cœur : Un duo complémentaire

    Derrière chaque modèle Stomapote, il y a une véritable synergie familiale et un savoir-faire de l’ombre. Pendant que Nathalie apporte son expertise de patiente et assure le lien avec la communauté, c’est Catherine qui est aux manettes de la confection.

    Avec minutie, elle conçoit les ceintures et sélectionne les tissus pour offrir une solution sur mesure, adaptée à toutes les morphologies et à tous les âges. Cette fabrication artisanale permet de proposer des modèles personnalisés avec des motifs et des textures choisis, transformant un dispositif de protection en un véritable accessoire de mode. Pour les enfants comme pour les adultes, c’est une manière de se réapproprier son corps et de porter un autre regard sur l’appareillage.

    Un concept technique, adaptable et évolutif

    La spécificité de la ceinture Stomapote réside dans cette personnalisation poussée à la commande. Chaque modèle est confectionné en fonction de critères morphologiques et médicaux précis :

    • L’anatomie du patient : Prise en compte rigoureuse du tour de taille et du côté de la stomie (droite ou gauche).

    • Le type d’appareillage : La ceinture s’adapte aussi bien aux poches digestives qu’aux poches urinaires.

    • L’évolutivité : Grâce à une fermeture par scratch positionnée à l’avant, la ceinture offre une marge de réglage d’environ 5 cm, idéale pour absorber sans gêne les variations de poids ou les ballonnements.

     

    Confort thermique et soutien physique

    Sur le plan pratique, les matériaux ont été rigoureusement sélectionnés par le duo pour s’intégrer en toute discrétion sous ou sur les vêtements :

    • Un tissu technique souple : Conçue en néoprène fin, la ceinture est légère, flexible et étudiée pour éviter les irritations cutanées tout en maintenant l’abdomen sans jamais le comprimer.

    • Un orifice renforcé : La structure permet de glisser l’intégralité de la poche à l’intérieur. Ce renfort astucieux soutient efficacement le poids de la poche à mesure qu’elle se remplit, évitant ainsi les sensations de traction désagréables sur le support et sur la peau.

    • Un entretien facilité : Le matériel est lavable en machine à 30° (avec un premier lavage conseillé à la main et à froid pour préserver l’éclat des tissus personnalisés).

       

    Pour découvrir les différents motifs disponibles, échanger sur votre projet ou commander votre modèle sur mesure, rendez-vous directement sur le site officiel de Stomapote.

  • Brancardier, ce passeur de sérénité à l’aube du bloc

    Brancardier, ce passeur de sérénité à l’aube du bloc

    Dans le parcours de soins, il est celui qui intervient à un moment charnière, là où le cœur s’accélère et où le silence des couloirs de l’hôpital, de la clinique, peut devenir vertigineux. Souvent perçu comme un simple maillon logistique, le brancardier est en réalité le premier rempart contre l’angoisse pré-opératoire. Rencontre avec Jérôme, brancardier, qui nous ouvre les portes de son quotidien où l’humain et la rigueur marchent main dans la main.

     

    L’arrivée en chambre : briser la glace et sécuriser

    Quand la porte de la chambre s’ouvre et que l’heure du bloc a sonné, le stress du patient est souvent à son maximum. Pour Jérôme, ce premier contact est capital. Il s’agit d’allier une vigilance technique absolue à une présence chaleureuse :

    « Il est important de se présenter, d’expliquer à la personne que c’est l’heure pour elle d’y aller, mais surtout de bien s’assurer que c’est le bon patient en lui demandant ses noms, prénoms et date de naissance. »

    C’est aussi le moment des dernières vérifications rassurantes (absence de sous-vêtements, d’appareils dentaires ou auditifs, envie d’aller aux toilettes). Une fois la sécurité validée, place à l’humain : « Il faut la rassurer le plus possible, lui poser des questions bateaux pour lui faire penser à autre chose. »

     

    Le trajet : naviguer entre technique et légèreté

    Allongé sur un brancard ou marchant vers son destin, le patient traverse les couloirs de l’hôpital dans un état de grande vulnérabilité. À ce moment-là, le brancardier devient un repère, un ancrage.

    Jérôme insiste sur cette présence continue : « Il est important de bien rester près de la personne qui est souvent stressée et à jeun, et qui donc peut se sentir mal. » Le secret pour désamorcer la tension ? La conversation, tout simplement. « Il faut continuer à lui parler de tout et de rien tout en lui indiquant le chemin à suivre. » Transformer un trajet anxiogène en une simple balade commentée, voilà toute la magie du métier.

     

    Le retour en chambre : assurer le relais en douceur

    Une fois l’intervention ou l’examen terminé, le rôle du brancardier ne s’arrête pas au transport. La réinstallation en chambre est un moment de transition qui demande de l’écoute et une vigilance partagée avec l’équipe soignante du service.

    Pour Jérôme, cela se résume à des gestes simples et bienveillants : « Demander à la personne si ça va, si ça s’est bien passé et si elle n’a pas trop mal. » C’est ensuite que le relais se fait dans les règles de l’art : « Prévenir le personnel du service dès l’arrivée en chambre que le patient est de retour et faire des transmissions le cas échéant. »

     

    Le message de Jérôme

    Parce que les mots ont un pouvoir thérapeutique immense à quelques mètres des portes du bloc opératoire, Jérôme a développé une approche profondément rassurante pour les patients les plus anxieux. Un message de confiance et de bon sens qu’il garde toujours en tête pour clore son accompagnement :

    « Quand je vois un patient particulièrement stressé par son intervention, généralement je lui dis que le chirurgien sait ce qu’il fait, que d’autres patients ont eu cette intervention avant et que ça s’est toujours bien passé. »

     

    Un immense merci à Jérôme pour ce témoignage. Son rôle nous rappelle que la médecine de pointe ne serait rien sans ces professionnels de proximité qui, par un sourire ou une parole « bateau », savent remettre de l’humain là où la technique impressionne.

  • Crédit immobilier : comment assurer son projet ?

    Crédit immobilier : comment assurer son projet ?

    Acheter son logement est un grand projet de vie. Pourtant, lorsqu’on a un historique médical ou une maladie chronique, la peur du refus bancaire ou de l’assurance peut freiner les élans. Loin des idées reçues, des solutions concrètes existent pour concrétiser ses rêves de propriété. Rencontre avec Emma, courtier en prêts immobiliers, qui nous explique comment elle protège et guide les emprunteurs à chaque étape.

     

    La préparation du projet : anticiper avant de visiter

    Pour Emma, un projet immobilier se prépare avec autant de soin qu’un parcours de soins important. Attendre de trouver le coup de cœur pour se pencher sur le budget est risqué, d’autant plus quand la santé s’en mêle.

    « Lorsqu’on a un historique de santé particulier ou une maladie chronique, consulter un courtier très en amont est essentiel, avant même de commencer les visites. Pourquoi ? Parce que le financement ne dépend pas uniquement de la banque, mais aussi de l’assurance emprunteur. »

    Certaines situations médicales exigent une étude spécifique ou des assureurs spécialisés. Anticiper permet d’évaluer la faisabilité réelle du projet et de construire une stratégie solide : « Cette préparation évite les mauvaises surprises, permet de gagner du temps et offre au futur acquéreur une vision claire de son budget réel. »

     

    La bataille de l’assurance : apprivoiser le questionnaire

    Le fameux questionnaire de santé est souvent la partie la plus redoutée du parcours. Beaucoup d’emprunteurs craignent qu’un antécédent médical ne ferme définitivement les portes du crédit. Dans les faits, les solutions sont heureusement beaucoup plus nuancées.

    Le courtier intervient ici pour monter un dossier complet et conforme aux exigences des assureurs. Et quand le risque est considéré comme « aggravé », des dispositifs légaux prennent le relais : « La convention AERAS* permet à de nombreux emprunteurs présentant ou ayant présenté une pathologie importante d’accéder malgré tout à une assurance et donc à un crédit immobilier. Elle prévoit plusieurs niveaux d’examen du dossier afin d’augmenter les chances d’obtenir une couverture. »

     

    La concrétisation : la stomie n’est pas un frein automatique

    Une question revient souvent sur le terrain : avoir une stomie empêche-t-il d’obtenir son prêt ? La réponse d’Emma est claire et rassurante : non. Chaque dossier fait l’objet d’une étude individualisée.

    « Les assureurs s’intéressent davantage à l’état de santé global, à la stabilité de la pathologie, au suivi médical et aux éventuelles complications qu’à la stomie elle-même. »

    De plus, la législation a profondément évolué en faveur des patients. Grâce à la loi Lemoine, le questionnaire de santé est totalement supprimé sous certaines conditions (prêt inférieur à 200 000 € par personne remboursé avant 60 ans). Autre avancée majeure : « Le droit à l’oubli permet aux personnes ayant été atteintes d’un cancer ou d’une hépatite C de ne plus déclarer leur ancienne maladie cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, en l’absence de rechute. »

    Pour toutes les personnes qui pensent que leur dossier médical a définitivement brisé leurs projets d’avenir, Emma tient à désamorcer l’autocensure et à redonner de l’élan :

    « Trop souvent, des projets sont abandonnés sur la base d’idées reçues ou d’expériences anciennes qui ne reflètent plus la réalité d’aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’un parcours de santé a été difficile que le projet immobilier est impossible. Le rôle du courtier est justement d’être ce bouclier entre le client et la complexité du système bancaire et assurantiel. Dans la grande majorité des cas, il existe aujourd’hui des solutions que les emprunteurs ne soupçonnent même pas. »

     

    Un immense merci à Emma pour cet éclairage précieux.

    Et vous, avez-vous un projet immobilier en tête ? Prenez le temps d’en parler à un professionnel avant de vous interdire d’y croire.

    Son expertise nous rappelle que la maladie ne doit pas arrêter les projets de vie, et qu’avec les bons alliés, les portes de la propriété restent ouvertes.

     

    Convention AERAS* : S’assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé

  • Sécurité financière : le rôle clé de la prévoyance

    Sécurité financière : le rôle clé de la prévoyance

    Dans le parcours de soins, la priorité est naturellement donnée au corps et à la guérison. Pourtant, une opération ou une maladie lourde s’accompagne d’un autre défi, plus silencieux mais tout aussi crucial : la sécurité financière du foyer ou de l’entreprise. Pour comprendre comment anticiper et traverser ces zones de turbulences matérielles, rencontre avec Nathalie, Agent Général d’Assurances, qui nous explique le rôle protecteur de la prévoyance.

     

    L’anticipation : se protéger quand tout va bien

    Nous avons le réflexe d’assurer notre voiture, notre maison ou nos outils de travail, mais nous oublions trop souvent de protéger ce qui permet de financer tout le reste : nos propres revenus. Pour Nathalie, attendre que la tempête arrive pour y penser est la principale erreur.

    « On pense souvent à assurer ses biens… mais beaucoup oublient d’assurer leurs revenus. Pourtant, c’est votre revenu qui fait vivre votre foyer et votre activité. En tant qu’assureur, je le vois souvent : une fois qu’un problème de santé survient, il est trop tard pour bien s’assurer. »

    Un contrat de prévoyance permet d’anticiper les accidents et la maladie afin de sécuriser ses ressources, protéger ses proches et maintenir son activité professionnelle. La règle d’or est simple : « Le bon moment pour se protéger, c’est quand tout va bien. »

     

    Le maintien du quotidien : éviter la double peine financière

    Qu’elle ait lieu à l’hôpital ou lors d’une longue convalescence à la maison, l’absence prolongée du travail a un coût immédiat. Les salariés voient leurs revenus chuter, tandis que les professionnels indépendants risquent de les perdre totalement, face à des aides publiques souvent très insuffisantes.

    C’est ici que les mécanismes de la prévoyance entrent en jeu comme un filet de sécurité indispensable pour le budget familial :

    « La prévoyance intervient pour verser des indemnités journalières, compléter vos revenus et vous aider à continuer à payer vos charges comme le loyer, le crédit ou les factures. »

    Pour Nathalie, l’objectif est limpide : « Éviter que la maladie devienne aussi un problème financier. »

     

    La reprise en douceur : accompagner le retour à la normale

    Le retour à la vie active après une intervention ou un traitement tel ne se fait pas en un jour. La fatigue et la convalescence imposent fréquemment une reprise progressive, par exemple via un temps partiel thérapeutique. Durant cette transition majeure, les garanties continuent d’épauler le patient.

    « Pendant cette période, la prévoyance continue de jouer son rôle. Elle peut compléter vos revenus et vous éviter de reprendre trop vite au détriment de votre santé. On vous protège aussi pendant la phase de retour à la normale. »

    Et si l’on n’a pas anticipé ? Peut-on souscrire une assurance une fois le diagnostic posé ? Nathalie se veut réaliste : « Dans la plupart des cas, c’est très difficile. Les assureurs demandent un état de santé : une maladie en cours peut entraîner un refus ou des exclusions de garantie. C’est pour cela que l’anticipation est essentielle. »

    Pour autant, avoir traversé un problème de santé ne signifie pas que toutes les portes se ferment définitivement pour l’avenir. Face à l’angoisse de ne plus pouvoir s’abriter ou mettre sa famille à l’abri, Nathalie tient à délivrer un message de pragmatisme et d’espoir :

    « Je comprends que certaines personnes puissent avoir peur après un problème de santé. Mais il faut retenir une chose essentielle : il existe toujours des solutions. Même après une maladie, des protections partielles peuvent être mises en place, certaines garanties restent accessibles, il is toujours possible d’améliorer sa sécurité financière. Le plus important est de ne pas rester sans protection. »

     

     

    Un immense merci à Nathalie pour cet éclairage essentiel.

    Et vous, connaissez-vous réellement vos garanties ? Prenez quelques minutes pour vérifier votre contrat actuel.

    Son expertise nous rappelle que prendre soin de soi et de sa santé, c’est aussi savoir sécuriser le quotidien matériel de ceux que l’on aime pour pouvoir guérir l’esprit libre.

  • Du bloc opératoire à la peinture, l’art de soigner autrement

    Du bloc opératoire à la peinture, l’art de soigner autrement

    À l’occasion de la Journée Internationale des Infirmières, STOMAL’Or a voulu mettre en lumière le parcours de Karine. Infirmière anesthésiste pendant 12 ans, familière de l’univers exigeant des blocs opératoires et de la chirurgie, elle a vu sa vie basculer suite à un cancer colo-rectal.

    La force de la reprise : Un métier passion à l’épreuve de la réalité

    Le plus impressionnant dans le parcours de Karine ? Sa détermination à reprendre son métier passion malgré une stomie définitive. Elle a retrouvé le chemin du bloc opératoire, un environnement où la rigueur est absolue. Cette reprise s’est faite progressivement : d’abord à 50%, puis à 80%. Pendant de longs mois, elle a assuré ses soins techniques et sa présence au bloc, prouvant que l’excellence professionnelle reste intacte, même avec un appareillage.

    Le tournant : Quand la passion devient une évidence

    Cependant, la vie après la maladie apporte souvent un nouveau regard sur ses priorités et ses envies profondes. Suite à une réorganisation de son service, Karine a senti qu’il était temps de faire évoluer sa pratique. La peinture, qui avait été sa « bouffée d’air » et son refuge thérapeutique pendant les traitements, devait désormais prendre plus de place.

    « La peinture a été ma bouffée d’air, mon moyen de remettre de la couleur là où la maladie imposait du gris. C’est ce qui m’a permis de rester debout. »

    Colorer le soin en Hôpital de jour

    Lier son métier de soignante à sa passion pour l’art est alors devenu une évidence. C’est désormais en hôpital de jour de gériatrie que Karine exerce. Elle y a trouvé un équilibre précieux : elle apporte son expertise d’infirmière auprès d’un public qui demande une grande humanité, tout en animant des ateliers de peinture. Elle ne soigne plus seulement les corps, elle utilise ses pinceaux pour réveiller les émotions et redonner des couleurs au quotidien de ses patients.

    En cette journée spéciale, Karine nous rappelle qu’une infirmière est bien plus qu’une soignante : c’est une force de vie capable de transformer une épreuve en un nouveau chemin de bienveillance 🎨.