Toi aussi ne sois plus tout seul avec ta stomie !

Pourquoi votre bouche est une priorité ?

On n’y pense pas forcément mais un bilan bucco-dentaire est systématiquement demandé avant de démarrer une chimiothérapie ou une lourde chirurgie. Sandrine, chirurgien-dentiste nous explique l’importance cruciale de ce rendez-vous, entre prévention des risques d’infection et astuces pour soulager les effets secondaires au quotidien.

 

L’objectif du bilan

La chimiothérapie ou une chirurgie lourde entraînent une fragilité immunitaire temporaire. L’objectif est d’identifier et de soigner en amont tous les foyers infectieux potentiels pour éviter qu’ils ne se transforment en urgence douloureuse quand le corps est affaibli.

Ce rendez-vous permet aussi d’expliquer les effets secondaires possibles et de donner les bons réflexes dès le premier jour.

 

Le risque infectieux

Pendant les traitements, le patient passe par une phase d’aplasie (une chute sévère des globules blancs, les cellules qui découlent de la moelle osseuse et défendent notre corps). À ce moment précis, une simple carie ou une petite infection de la gencive ignorée peut s’enflammer et évoluer très rapidement.

Le danger : de fortes douleurs ou une propagation de l’infection dans l’organisme, ce qui pourrait contraindre l’équipe médicale à interrompre temporairement les traitements.

Anticiper, c’est protéger la continuité de vos soins.

 

Travaux en cours

La priorité absolue reste le traitement de la maladie :

  • L’urgent : Tout ce qui élimine un risque infectieux immédiat (carie, extraction) est réalisé avant le début des traitements.
  • Ce qui attend : Les chantiers à long terme (implants, bagues, prothèses) sont impérativement mis en pause.

L’objectif est de ne pas surcharger l’organisme et d’éviter un stress inutile.

 

Soulager les effets secondaires

Quand la bouche devient sensible, il faut maintenir une hygiène stricte mais avec une immense douceur :

  • Le matériel : Une brosse à dents ultra-souple et un dentifrice doux, non mentholé.
  • Le soin : Des bains de bouche au bicarbonate pour réguler l’acidité et calmer l’inflammation.
  • L’assiette : Éviter le piquant, le très salé et l’acide (agrumes, vinaigre).
  • Bouche sèche : Des substituts salivaires en spray ou en gel permettent de retrouver du confort pour manger et parler.
 

Le message clé à retenir

Consulter son dentiste dès l’annonce de la maladie fait partie intégrante du parcours de guérison. Anticiper, c’est s’offrir la chance de prévenir plutôt que de subir pour aborder la suite sereinement.

Prendre soin de sa bouche, c’est aussi prendre soin de ses forces !

 

Merci à Sandrine de mettre ainsi en lumière ce maillon essentiel du parcours de soins, avec des clés concrètes pour la sécurité et le confort des patients.