Lorsque l’on rentre chez soi après une lourde opération, la pharmacie du coin de la rue est souvent la toute première étape. Ce carrefour de quartier joue un rôle crucial, parfois invisible, pour sécuriser le retour à la maison. Pour Stomal’Or, Marie et Mélanie, deux pharmaciennes complices, nous ouvrent leurs portes. Elles nous racontent comment elles se démènent au quotidien pour qu’aucun patient ne se retrouve sans solution.
L’avant-chirurgie
En ville, le pharmacien est souvent le professionnel de santé le plus proche et le plus régulièrement vu par le patient avant son hospitalisation, surtout pour les plus âgés. C’est le moment idéal pour poser les bases de l’après, rassurer et anticiper la logistique, même si le manque de communication des hôpitaux complique parfois la tâche.
« Nous leur parlons de la livraison des médicaments à domicile s’ils ne peuvent pas se déplacer. Il est compliqué d’anticiper les changements de traitement car nous ne sommes prévenus qu’à la réception de l’ordonnance de sortie. »
Le retour à la maison
Le jour de la sortie, le patient se présente souvent au comptoir fatigué, avec une ordonnance post-opératoire complexe. Sans aucune alerte préalable des services hospitaliers, l’équipe de la pharmacie doit faire preuve d’une réactivité absolue pour fournir les traitements et le matériel sans imposer de charge logistique au patient.
« Nous nous organisons afin d’obtenir les médicaments ou les dispositifs médicaux le plus rapidement possible, nous nous déplaçons directement au grossiste répartiteur si besoin immédiat. Nous prévenons et nous nous accordons souvent avec l’infirmier libéral pour le choix et la délivrance des dispositifs médicaux ou pansements, si mal précisés sur l’ordonnance. »
Le réseau de soins
Face au manque de lien direct qui existe parfois entre les spécialistes de l’hôpital et la médecine de ville, la pharmacie se transforme en véritable tour de contrôle. Marie et Mélanie s’appuient sur un réseau local ultra-soudé pour veiller à la bonne coordination des soins à domicile.
« Nous sommes en contact étroit avec les infirmiers du quartier que nous voyons presque quotidiennement, nous échangeons beaucoup avec les différents cabinets pour l’optimisation de la prise en charge du patient. Nous avons moins de contact avec le médecin traitant, sauf si interactions médicamenteuses avec le traitement habituel. »
Au-delà de la boîte
Le rôle du pharmacien a profondément évolué. Aujourd’hui, pousser la porte d’une pharmacie, c’est chercher bien plus qu’une simple ordonnance. Au-delà des médicaments, les rayons de parapharmacie et de soins complémentaires prennent ici tout leur sens. Ils deviennent une source essentielle de confort et de réconfort (crèmes dermo-apaisantes, compléments nutritionnels, soins de bien-être) pour chouchouter un corps malmené par la maladie. C’est aussi trouver une oreille attentive pour décoder ses angoisses de retour au domicile.
« Nous sommes des professionnels de santé accessibles gratuitement et sans rendez-vous sur une grande plage horaire. Nous sommes en première ligne pour les premiers conseils, l’aiguillage des patients. »
Un message de confiance
Pour conclure, Marie et Mélanie tiennent à envoyer un signal fort à tous les patients qui traversent l’épreuve de la maladie et qui passent le pas de leur porte. Une promesse rassurante qui résume tout leur engagement de soignantes de proximité.
« Nous trouverons toujours une solution à la problématique de nos patients ! Nous ne les laissons jamais sans solutions ! »
Merci à Marie et Mélanie, pharmaciennes, pour leur dynamisme, leur dévouement et leur rôle indispensable au cœur de nos quartiers.


