Toi aussi ne sois plus tout seul avec ta stomie !

Crédit immobilier : comment assurer son projet ?

Acheter son logement est un grand projet de vie. Pourtant, lorsqu’on a un historique médical ou une maladie chronique, la peur du refus bancaire ou de l’assurance peut freiner les élans. Loin des idées reçues, des solutions concrètes existent pour concrétiser ses rêves de propriété. Rencontre avec Emma, courtier en prêts immobiliers, qui nous explique comment elle protège et guide les emprunteurs à chaque étape.

 

La préparation du projet : anticiper avant de visiter

Pour Emma, un projet immobilier se prépare avec autant de soin qu’un parcours de soins important. Attendre de trouver le coup de cœur pour se pencher sur le budget est risqué, d’autant plus quand la santé s’en mêle.

« Lorsqu’on a un historique de santé particulier ou une maladie chronique, consulter un courtier très en amont est essentiel, avant même de commencer les visites. Pourquoi ? Parce que le financement ne dépend pas uniquement de la banque, mais aussi de l’assurance emprunteur. »

Certaines situations médicales exigent une étude spécifique ou des assureurs spécialisés. Anticiper permet d’évaluer la faisabilité réelle du projet et de construire une stratégie solide : « Cette préparation évite les mauvaises surprises, permet de gagner du temps et offre au futur acquéreur une vision claire de son budget réel. »

 

La bataille de l’assurance : apprivoiser le questionnaire

Le fameux questionnaire de santé est souvent la partie la plus redoutée du parcours. Beaucoup d’emprunteurs craignent qu’un antécédent médical ne ferme définitivement les portes du crédit. Dans les faits, les solutions sont heureusement beaucoup plus nuancées.

Le courtier intervient ici pour monter un dossier complet et conforme aux exigences des assureurs. Et quand le risque est considéré comme « aggravé », des dispositifs légaux prennent le relais : « La convention AERAS* permet à de nombreux emprunteurs présentant ou ayant présenté une pathologie importante d’accéder malgré tout à une assurance et donc à un crédit immobilier. Elle prévoit plusieurs niveaux d’examen du dossier afin d’augmenter les chances d’obtenir une couverture. »

 

La concrétisation : la stomie n’est pas un frein automatique

Une question revient souvent sur le terrain : avoir une stomie empêche-t-il d’obtenir son prêt ? La réponse d’Emma est claire et rassurante : non. Chaque dossier fait l’objet d’une étude individualisée.

« Les assureurs s’intéressent davantage à l’état de santé global, à la stabilité de la pathologie, au suivi médical et aux éventuelles complications qu’à la stomie elle-même. »

De plus, la législation a profondément évolué en faveur des patients. Grâce à la loi Lemoine, le questionnaire de santé est totalement supprimé sous certaines conditions (prêt inférieur à 200 000 € par personne remboursé avant 60 ans). Autre avancée majeure : « Le droit à l’oubli permet aux personnes ayant été atteintes d’un cancer ou d’une hépatite C de ne plus déclarer leur ancienne maladie cinq ans après la fin du protocole thérapeutique, en l’absence de rechute. »

Pour toutes les personnes qui pensent que leur dossier médical a définitivement brisé leurs projets d’avenir, Emma tient à désamorcer l’autocensure et à redonner de l’élan :

« Trop souvent, des projets sont abandonnés sur la base d’idées reçues ou d’expériences anciennes qui ne reflètent plus la réalité d’aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’un parcours de santé a été difficile que le projet immobilier est impossible. Le rôle du courtier est justement d’être ce bouclier entre le client et la complexité du système bancaire et assurantiel. Dans la grande majorité des cas, il existe aujourd’hui des solutions que les emprunteurs ne soupçonnent même pas. »

 

Un immense merci à Emma pour cet éclairage précieux.

Et vous, avez-vous un projet immobilier en tête ? Prenez le temps d’en parler à un professionnel avant de vous interdire d’y croire.

Son expertise nous rappelle que la maladie ne doit pas arrêter les projets de vie, et qu’avec les bons alliés, les portes de la propriété restent ouvertes.

 

Convention AERAS* : S’assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé